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Ils vivaient dans de mondes lointains o' ils �taient des voisins
+
Ils vivaient dans deux mondes lointains
Chacun d'eux sagement repli� sur son bout de palier
+
Ils étaient des voisins
Il y a tellement de gens malhonn�tes qu'il faut bien qu'on s'inqui�te
+
Chacun d'eux sagement oublié
Ils r�vaient peu pr�s chaque nuit qu'ils seraient des amis
+
Sur son bout de palier
+
Il y a tellement de gens malhonnêtes
Ils s'�changeaient des mots sans chaleur dans le m�me ascenceur
+
Qu'il faut bien qu'on s'inquiète
Ils couraient fermer tout allure leur quarante serrures
+
Ils rêvaient à peu près chaque nuit
Puis ils s'endormaient dans les fil�s d'un poste de t�l�
+
Qu'ils auraient des amis
En r�vant peu pr�s chaque nuit qu'ils seraient des amis
+
Ils s'échangeaient des mots sans chaleur
+
Dans le même ascenseur
Ils avaient lu leur nom sur le dos d'une bo'te aux lettres
+
Ils couraient fermer à toute allure
Ils pensaient que c'�tait bien assez se conna�tre
+
Leurs quarante serrures
  +
Puis ils s'endormaient dans les filets
  +
D'un poste de télé
  +
En rêvant à peu près chaque nuit
  +
Qu'ils auraient des amis
  +
Ils avaient lu leur nom sur le dos d'une boîte aux lettres
  +
Ils pensaient que c'était bien assez se connaître
 
Pourtant ils se sentaient sourire
 
Pourtant ils se sentaient sourire
Et m�me ils s'entendaient dormir
+
Et même ils s'entendaient dormir
Mais ils ne se sont jamais rencontr�s ils ont d�m�nag�
+
Mais ils ne se sont jamais rencontrés
  +
Ils ont déménagé
   
Ils vivaient dans de mondes lointains o' ils �taient des voisins
+
Ils vivaient dans deux mondes lointains
Mais chacun son c�t� de cloison et chacun son feuilleton
+
Ils étaient des voisins
Ils fermaient les volets de leur coeur tous les soirs � dix heure
+
Mais chacun son côté de cloison
En r�vant peu pr�s chaque nuit qu'ils seraient des amis
+
Et chacun son feuilleton
  +
Ils fermaient les volets de leur cœur
  +
Tous les soirs à dix heures
  +
En rêvant à peu près chaque nuit
  +
Qu'ils auraient des amis
   
Ils avaient lu leur nom sur le dos d'une bo'te aux lettres
+
Ils avaient lu leur nom sur le dos d'une boîte aux lettres
Ils pensaient que c'�tait bien assez se conna�tre
+
Ils pensaient que c'était bien assez se connaître
 
Pourtant ils se sentaient sourire
 
Pourtant ils se sentaient sourire
Et m�me ils s'entendaient dormir
+
Et même ils s'entendaient dormir
Mais ils ne se sont jamais rencontr�s puisqu'ils se disaient:
+
Mais ils ne se sont jamais rencontrés
+
Puisqu'ils se disaient :
C'est pas la peine d'aller leur parler puisqu'on a la t�l�
 
C'est pas la peine de se chercher des mots puisqu'on a la radio
 
C'est pas la peine de se donner du mal puisqu'on a le journal
 
   
C'est pas la peine d'aller leur parler puisqu'on a la t�l�
+
C'est pas la peine d'aller leur parler
C'est pas la peine de se chercher des mots puisqu'on a la radio
+
Puisqu'on a la télé
C'est pas la peine de se donner du mal puisqu'on a le journal
+
C'est pas la peine de se chercher des mots
  +
Puisqu'on a la radio
  +
C'est pas la peine de se donner du mal
  +
Puisqu'on a le journal
   
C'est pas la peine d'aller leur parler puisqu'on a la t�l�
 
C'est pas la peine de se chercher des mots puisqu'on a la radio
 
C'est pas la peine de se donner du mal puisqu'on a le journal
 
 
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Revision as of 10:10, June 19, 2007

Template:Accent Template:Song

Ils vivaient dans deux mondes lointains
Ils étaient des voisins
Chacun d'eux sagement oublié
Sur son bout de palier
Il y a tellement de gens malhonnêtes
Qu'il faut bien qu'on s'inquiète
Ils rêvaient à peu près chaque nuit
Qu'ils auraient des amis
Ils s'échangeaient des mots sans chaleur
Dans le même ascenseur
Ils couraient fermer à toute allure
Leurs quarante serrures
Puis ils s'endormaient dans les filets
D'un poste de télé
En rêvant à peu près chaque nuit
Qu'ils auraient des amis
Ils avaient lu leur nom sur le dos d'une boîte aux lettres
Ils pensaient que c'était bien assez se connaître
Pourtant ils se sentaient sourire
Et même ils s'entendaient dormir
Mais ils ne se sont jamais rencontrés
Ils ont déménagé

Ils vivaient dans deux mondes lointains
Ils étaient des voisins
Mais chacun son côté de cloison
Et chacun son feuilleton
Ils fermaient les volets de leur cœur
Tous les soirs à dix heures
En rêvant à peu près chaque nuit
Qu'ils auraient des amis

Ils avaient lu leur nom sur le dos d'une boîte aux lettres
Ils pensaient que c'était bien assez se connaître
Pourtant ils se sentaient sourire
Et même ils s'entendaient dormir
Mais ils ne se sont jamais rencontrés
Puisqu'ils se disaient :

C'est pas la peine d'aller leur parler
Puisqu'on a la télé
C'est pas la peine de se chercher des mots
Puisqu'on a la radio
C'est pas la peine de se donner du mal
Puisqu'on a le journal

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