FANDOM


Voir aussi la page Théodore Botrel sur le site USDCF.org

La chanson « La chanson de l'Alsace (Les sapins d'Alsace) » a été interprétée par Théodore Botrel


Paroles de la chanson :

Selon partition :
-------------------------
Lorsque je franchis la frontière
Pour bonjourer le cher pays
Où depuis la guerre dernière
Tant d’exilés sont endormis
Sur un ton nostalgique et tendre
Dans le vent, les sapins chantaient...
Et je fus surpris de comprendre
Ce qu’entre eux ils se chuchotaient…
Des Vosges fidèles
Sombres sentinelles
Comme aux anciens jours
Les sapins d’Alsace
Parlent, à voix basse
En français, toujours
Toujours !

Le lendemain – c’était dimanche
Et kermesse en plus d’un vieux bourg –
J’arpentais la grand’route blanche
Qui va de Saverne à Strasbourg
Les cloches de chaque village
Carillonnaient à l’unisson
Et je comprenais leur langage
Et leur prière et leurs chansons :
Des vertus chrétiennes
Ferventes gardiennes
Comme aux anciens jours
Les cloches d’Alsace
Sonnent dans l’espace
En français, toujours
Toujours !

Dieu fêté, la journée entière
On valsa dans le chaque hameau
Et, dédaignant la lourde bière
On goûta le vin blanc nouveau
Puis, le vin montant à la tête
Ainsi que l’« eau du cœur » aux yeux
Chacun poussa sa chansonnette
Dans le doux parler des aïeux…
Lorsqu’aux soirs d’automne
On perce la tonne…
Comme aux anciens jours
Le vin blanc d’Alsace
Fait chanter la race
En français, toujours
Toujours !

À Strasbourg, dans la cathédrale
J’allai rêver au cher passé
Son horloge monumentale
Battait comme un cœur oppressé
Quand, redressant sa crête altière
À midi sonnant, par trois fois
Le coq qui fit pleurer saint Pierre
Chanta… comme un vrai coq gaulois
D’une voix ardente
Farouche et stridente
Comme aux anciens jours
Le vieux coq d’Alsace
Claironne, tenace
En français, toujours
Toujours !

Devant Kléber sur la grand’place
Des écoliers à leurs mamans
Récitaient, en sortant de classe
De rudes verbes allemands...
Mais, comme je parlais de France
Un blondinet me dit, tout doux :
— En attendant la délivrance
Vous lui direz bonjour pour nous !
Ah ! vive l’aurore
Qui nous rit encore
Comme aux anciens jours !
Les enfants d’Alsace
Pensent – quoi qu’on fasse –
En français, toujours
Toujours !

-----------------------------------------------------
variante :
--------------------
Lorsque je passai la frontière
Pour bonjourer le cher pays
Où tous tes aïeux — ô ma mère —
Si loin de toi sont endormis
Sur un ton nostalgique et tendre
Dans le vent les sapins chantaient…
Et je fus surpris de comprendre
Ce qu’entre eux ils se chuchotaient :
Des Vosges fidèles
Sombres sentinelles
Comme aux anciens jours
Les sapins d’Alsace
Parlent, à voix basse
En français… toujours !

Le lendemain — c’était dimanche
Et kermesse en ton coin natal —
J’arpentais la grand’route blanche
Par Marlenheim et le Kronthal
Quand le clocher de ton village
Sonna si clair, là, devant moi
Que, reconnaissant son langage
Avec lui je priai pour toi :
Des vertus chrétiennes
Ferventes gardiennes
Comme aux anciens jours
Les cloches d’Alsace
Sonnent dans l’espace
En français… toujours !

Dieu fêté, la journée entière
On valsa dans le vieux hameau
Et, dédaignant la lourde bière
On goûta le vin blanc nouveau
Puis, le vin montant à la tête
Ainsi que l’« eau du cœur » aux yeux
Chacun poussa sa chansonnette
Dans le doux parlé des aïeux :
Lorsqu’aux soirs d’automne
On perce la tonne
Comme aux anciens jours
Le vin blanc d’Alsace
Fait chanter la race
En français… toujours !

À Strasbourg, dans la cathédrale
J’allai rêver au cher passé
Son horloge monumentale
Battait comme un cœur oppressé
Quand, redressant sa crête altière
À midi sonnant, par trois fois
Le coq qui fit pleurer saint Pierre
Chanta comme un vrai coq gaulois :
D’une voix ardente,
Farouche et stridente
Comme aux anciens jours
Le vieux coq d’Alsace
Claironne, tenace
En français… toujours !

Devant Kléber, sur la grand’place
Des écoliers à leurs mamans
Récitaient, en sortant de classe
De rudes verbes allemands…
Mais comme je parlais de France
Un blondinet me dit, tout doux :
« En attendant la délivrance
Vous lui direz bonjour pour nous ! »
Ah ! vive l’aurore
Qui nous rit encore
Comme aux anciens jours :
Les enfants d’Alsace
Pensent — quoi qu’on fasse —
En français… toujours !

---------------------------------------------------------
version Geneviève Kaemmerlen (2011)
--------------------------------------------
Quand nous franchîmes la frontière
Pour délivrer le cher pays
Où depuis la guerre dernière
Tant d’exilés sont endormis
Sur un ton nostalgique et tendre
Dans les bois, les sapins chantaient...
Nous fûmes surpris de comprendre
Ce qu’entre eux ils se chuchotaient…
Des Vosges fidèles
Sombres sentinelles
Comme aux anciens jours
Les sapins d’Alsace
Parlent, à voix basse
En français, toujours
Toujours !

Le lendemain – c’était dimanche
D'un talon sonore et joyeux
Nous martelions la route blanche
Qui mène jusqu'à Montreux-Vieux
Les cloches de chaque village
Carillonnaient à l’unisson
Et nous comprenions leur langage
Et leurs prières et leurs chansons :
Des vertus chrétiennes
Ferventes gardiennes
Comme aux anciens jours
Les cloches d’Alsace
Sonnent dans l’espace
En français, toujours
Toujours !

En rouvrant l'école publique
Aux petits Alsaciens ravis
L'on dicta cette phrase unique
"La douce France est mon pays"
Et tous les écoliers de dire
À leur nouvel instituteur
"Sans faute nous sautons l'écrire
Cette phrase on la sait par cœur"
Ah ! vive l’aurore
Qui nourrit encore
Comme aux anciens jours
Le peuple d’Alsace
Fidèle et tenace
Et français, toujours
Toujours !

Pour fêter la journée entière
On retourna au vieux hameau
Et, dédaignant la lourde bière
On goûta le vin blanc nouveau
Puis, le vin montant à la tête
Ainsi que l’eau du cœur aux yeux
Chacun poussa sa chansonnette
Dans le doux parler des aïeux…
Oui, quand il faut boire
Ô France, à ta gloire
Comme aux anciens jours
Le vin blanc d’Alsace
Fait chanter la race
En français, toujours
Toujours !
Logo-gracenote Les paroles de cette chanson sont diffusées légalement sur Internet dans le cadre d'un accord de licences entre les sociétés Gracenote, Inc. et Wikia, Inc.. Voir les Conditions d'utilisation.

Liens externes Modifier


Sauf mention contraire, le contenu de la communauté est disponible sous licence CC-BY-SA  .