FANDOM


Voir aussi la page Suzy Delair sur le site USDCF.org

La chanson « En 1900 » a été interprétée par Suzy Delair


Paroles de la chanson :

Dans un cirque, c’est très normal
De présenter un animal
Celui que je montre à vos yeux
Est entre tous le plus curieux
Je veux parler de la femme
C’est un monstre intéressant
Mais la plus femme de toutes les femmes
N’est-ce pas celle de mil neuf cent ?

Elle marchait comme ça, la femme en mil neuf cent
Avec une ombrelle et en rougissant
Elle avait des plumes qui chatouillaient les passants
Et un grand chapeau envahissant
Elle avait aussi de jeunes adolescents
Qui portaient ses paquets
Lui offraient des bouquets
Et qui, tout en discutant de Guy de Maupassant,
Lui volaient un petit baiser en passant

Elle chantait comme ça, la chanteuse en mil neuf cent
La bouche en cul-de-poule et l’œil caressant
Elle portait des gants qui lui montaient jusque là
Et chantait en se tordant les bras
Sur un air de valse au rythme très languissant
Elle disait "Ô mon cœur
Tu me tues, je me meurs"
Mais l’ public ne se faisait jamais d’ mauvais sang
Les chanteuses étaient comme ça en mil neuf cent

Elles trottaient comme ça, les arpettes en mil neuf cent
Avec des cartons très embarrassants
Avec leurs jupes longues, elles avaient l’air simplement
De fillettes jouant à la maman
Comme elles ne gagnaient jamais des mille et des cents
Elles n’ mangeaient qu’un croissant
Dans le square Saint-Vincent
Et même, la plupart du temps, c’était beaucoup trop
Elles en donnaient la moitié aux p’tits oiseaux

Elle roulait comme ça, la pierreuse en mil neuf cent
Et de la Bastille à Ménilmontant
Les mains dans les poches d’un tablier rouge sang
Elle faisait d’ l’œil à tous les passants
Derrière elle marchait avec des airs menaçants
Un costaud à moustache
Qu’on appelait un apache
Quand le bon client s’était glissé au dodo
C’est lui qui venait chercher le p’tit cadeau

Elle aimait comme ça, la cocotte en mil neuf cent
Avec un corset
Rempli de lacets
Il fallait trois heures pour l’enlever complètement
Ça rendait fous ses pauvres amants
Qui payaient très cher leur entrée au paradis
Un hôtel à Passy
Une calèche à rubis
Et sans oublier le principal, et comment !
Le chalet d’ nécessité pour la maman

Elles dansaient comme ça, les danseuses en mil neuf cent
C’était ravissant
Et très excitant
Elles levaient la jambe et l’on n’ voyait tout à coup
Qu’un bas noir sous un flot de froufrous
Ils adoraient ça, les messieurs en mil neuf cent
"Cristi, la belle enfant !" disaient-ils en piaffant
Et vite ils ajustaient leur monocle, ah oui car
Ils ne voulaient rien perdre du grand écart
Logo-gracenote Les paroles de cette chanson sont diffusées légalement sur Internet dans le cadre d'un accord de licences entre les sociétés Gracenote, Inc. et Wikia, Inc.. Voir les Conditions d'utilisation.

Liens externes Modifier


Sauf mention contraire, le contenu de la communauté est disponible sous licence CC-BY-SA  .