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La chanson « Un drame à Falaise » a été interprétée par Paulus


Paroles de la chanson :

À Falaise, un jour de printemps,
J'allais, le nez à tous les vents
Quand, vers le détour d'une rue,
Un ange, une femme inconnue,
Vint à trottiner devant moi
Je l'accoste, ça se conçoit,
En lui murmurant : Beau nuage
Laisse-moi
Laisse-moi contempler ton visage. (1)
La belle me flanque un soufflet
Au coin de la rue Marmouset.
Qu'importe, dis-je, mon coco,
C'est ta poire, ta poire, ta poire,
C'est ta poire qu'il me faut. (2)

Puis je m'écrie amoureusement :
Je paye à souper au restaurant.
Acceptez, ma petite chatte,
Pour tant d'amour, ne soyez pas ingrate. (3)
Elle me dit en rougissant :
Mais, monsieur, je suis mariée,
Je possède un époux charmant,
Mais, depuis la semaine passée,
Il est parti pour Perpignan.
Quand il n'est pas là
Tra la la la
Quand il n'est pas là
La li ou la [variante Maréchal : Je n' vous dis qu' ça] (4)
D'une voix tendre alors je m'écrie :
Prends-moi le bras, Rose, je t'en supplie (5)
Une heure après, à son logis
Discrètement j'étais admis.
Sous sa robe de mousseline,
J'admirais sa ronde poitrine
Plus blanche que la blanche hermine, (6)
Plus dure que le pavage en bois,
Plus fraîche que la fleur des pois, (7)
Quand soudain on entend frapper.
Ma belle se met à trembler :
Ma pauvre âme est pleine
D'un mortel souci, (8)
Nous n'avons pas d' veine
Voici mon mari.

Il vous tuerait, cachez-vous vite
Dans ce placard-là, mettez-vous
Je me cache vite
Pendant qu' la p'tite murmure à son cher époux :
Je sens, lorsque je t'aperçois,
Comme un tremblement qui m'agite. (9)
J' restai deux heures en attendant
Dans ce placard, sans vêtement.
Cruelle impatience,
Trois heures du matin qui s'avance,
Le mari n' parlait pas d' sortir,
Il embrassait sa femme encore.
Dieu, que ma voix implore, (10)
Fais-le vite déguerpir.
Mais, comme je faisais du pétard,
Il dit : Y a du monde dans l' placard.
En mon bras droit j'ai confiance ; (6)
S'il y a quelqu'un, j' lui flanque une danse.

J'étais blotti dans un jupon,
Il n' vit pas l' bout d' mon piton.
Bref, ce n'est que vers les midi
Qu'elle partit avec son mari
En emportant ma culotte claire,
Culotte si douce et si chère.
Au portier, j' demande le nom
De cette femme, il me répond :
J'ignore son nom, sa naissance. (11)
Alors, en simple caleçon blanc,
Piteux, tremblant, j' partis en grelottant.
J' n'avais pas certainement
Le cœur à l'aise.
Ah ! Sapristi,
À partir d'aujourd'hui
Je n' suivrai plus les filles de Falaise. (12)

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pot-pourri :
(1) Faust (Charles Gounod)
(2) Chansons à boire/C'est à boire
(3) La favorite (Donizetti)
(4) Paulus/La Li ou La
(5) Les dragons de Villars (Lockroy, Cormon - Maillart)
(6) Les Huguenots (Meyerbeer)
(7) Le valet de chambre (Eugène Scribe)
(8) Les noces de Jeannette (Michel Carre et Jules Barbier)
(9) La mascotte (Chivot, Duru - Audran)
(10) Le trouvère (Giuseppe Verdi)
(11) Si j'étais roi (Adolphe Adam)
(12) Paulus/En revenant de la revue
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