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Voir aussi la page François Béranger sur le site USDCF.org

La chanson « Le téléphone » a été interprétée par François Béranger
et apparaît sur l'album Une ville (1970)

Paroles de la chanson :

Le train cahote, le froid grelotte
Le sommeil ne m'a pas quitté
Les aiguillages font un carnage
De cris de fers écartelés
Je suis toujours dans ma nuit
Lové dans le ventre de mon lit
Toi seule pouvais me réveiller
En me disant des mots secrets
Qui maintenant pourrait bien me chanter
La musique de nos matins ?
Qui maintenant pourrait bien ressembler
À ton corps contre le mien ?

Le téléphone n'a pas sonné
Pourquoi n'as-tu jamais appelé ?
Je suis resté immobile et muet
À t'espérer pendant des journées

L'usine résonne, je me cramponne
À des images du temps passé
Les heures flemmardent, le temps s'attarde
Quand donc finira la journée ?
Je suis toujours dans ma nuit
Lové dans le ventre de mon lit
Toi seule me faisais traverser
Ces heures où je suis prisonnier
Qui maintenant pourrait bien effacer
La fatigue de mon dos courbé ?
Qui maintenant pourrait bien éclairer
Le gris sale de cet atelier ?

Le téléphone n'a pas sonné
Pourquoi n'as-tu jamais appelé ?
Je suis resté immobile et muet
À t'espérer pendant des journées

Le jour recule, la foule bouscule
Le soir finit par arriver
Visages vidés aux yeux crevés
Les wagons crachent des fatigués
Bientôt, je serai dans ma nuit
Lové dans le ventre de mon lit
Autrefois, je t'imaginais
Debout à la sortie du quai
Qui maintenant viendra illuminer
La rue noire de la banlieue ?
Qui maintenant me ferait m'arrêter
N'importe où pour voir mes yeux ?

Le téléphone n'a pas sonné
Pourquoi n'as-tu jamais appelé ?
Ce soir peut-être ?
Ou bien demain
Ou bien jamais
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