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La chanson « Boniments masculins » a été interprétée par Bérard


Paroles de la chanson :

Déjà dans sa plus tendre enfance
L’homme éprouve le besoin d’blaguer
Sans y voir la plus p’tite offense
Mais pour le plaisir de narguer
Prenons l’gamin
V’nant d’l’école, son sac à la main :
P’tit papa, j’suis toujours très sage
Et j’parie bien qu’tu s’ras surpris
D’savoir que j’suis rempli d’courage
Et que j’remport’rai l’premier prix !
Mais l’dos tourné
Il s’dit, en lui f’sant un pied d’nez :
C’que j’me suis payé sa cafetière
Il a rien coupé dans l’panneau
Et aïe donc ! c’est p’t-être mon père
Oh ! la ! la ! Mince de vieux fourneau !
Éternellement
Du collégien, c’est l’boniment !

Il a maintenant quatre ans d’ménage
Mais l’conjungo l’embête sûrement
Car il a l’caractère volage
Comme tous les hommes assurément
À sa moitié
Il dit d’un ton plein d’amitié :
Combien je t’aime, ô ma chérie !
Toi, mon seul bonheur ici-bas
C’est toi mon tout !... c’est toi ma vie
Je voudrais mourir dans tes bras !
Ne l’croyez pas
Car j’suis sûr qu’il se dit tout bas :
S’pèce de crampon et d’sale roupie
C’que j’en ai soupé d’ton trognon
C’que tu f’rais l’bonheur de ma vie
Si tu soufflais ton lumignon !
Généralement
De l’homme marié, c’est l’boniment !

Il d’vient patron, et dans l’usine
Où gémissent les travailleurs
On le voit r’dresser son échine
Un éclair dans ses yeux railleurs
Aux ouvriers
Il dit, avec des airs enjoués :
Mes amis, travaillez sans cesse
Le travail, c’est la liberté !
C’est par le travail qu’on progresse
Pour le bien de l’humanité !
Mais les toisant
Il se dit, tout en ricanant :
Allez, trimez, mouillez la terre
De la sueur de votre front
Puisque c’est l’rôle du prolétaire
D’faire la fortune de son patron !
Orgueilleusement
De l’exploiteur, c’est l’boniment !

Enfin, il connait toutes les gloires
Il est riche, il est réputé
Car son patelin, où n’y a qu’des poires
Vient de le nommer député
Aux électeurs
Il bredouille des mots flatteurs :
Citoyens, brisons les entraves !
Aux tyrans creusons des tombeaux
Plus de despotes, plus d’esclaves
Soyons frères, soyons égaux !
Mais le roublard
S’dit à lui-même d’un air goguenard :
De toutes vos opinions sociales
Je m’moque autant qu’d’un vieux chapeau
Par jour, vous m’donnez vingt-cinq balles
En échange, moi, j’vous donne la peau !...
Et finalement
C’est toujours le même boniment !
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