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La chanson « Le pauvre noir de Guinée » a été interprétée par Émile Lavielle


Paroles de la chanson :

Le front couvert de sueurs et de sang
Un pauvre noir des côtes de Guinée
Marchait, courbé sous un fardeau pesant
En déplorant sa triste destinée
Ne pouvant plus porter son lourd fardeau
Il s’écria : Maître à la main cruelle
Je sens, hélas, une douleur mortelle
Au pauvre noir donne un peu de repos (bis)

Pendant vingt ans, j’ai travaillé pour toi
Mes bras nerveux ont défriché tes plaines
Je me fais vieux, maintenant tu le vois
Mon sang flétri se glace dans mes veines
Sous ce palmier, au bord de ce ruisseau
Je t’ai sauvé des fureurs de l’hyène
Sois généreux, prends pitié de mes peines
Au pauvre noir donne un peu de repos (bis)

De me frapper qui t’a donné le droit ?
Dieu me créa, dis-tu, pour être esclave
Ne suis-je pas un homme comme toi
Crois-tu qu’un noir ne peut être pas sage
Tes coups de fouet ont déchiré ma peau
Fait frissonner mon cœur et ma poitrine
Le tigre fort, le lion le domine
Au pauvre noir donne un peu de repos (bis)

Le cœur brisé, ce nègre malheureux
En déplorant son plus cruel outrage
Prend son fardeau, les larmes dans les yeux
En maudissant l’homme au pâle visage
Huit jours après, pleurant sur son tombeau
Un jeune enfant, à la voix mâle et fière
Fit le serment de venger son vieux père
L’âme du noir goûtait un doux repos (bis)

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in "Cahier d’Émile Cuzin, 1er Régiment d’Artillerie" (Biskra, Algérie) 1871-1918 :
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Le front couvert de sueur et de sang
Un pauvre noir des côtes de Guinée
Marchait courbé sous son fardeau pesant
En déplorant sa triste destinée
Ne pouvant plus supporter son fardeau.
Il s’écria : Maître dur et cruel
J’ai dans le cœur une douleur mortelle
Au pauvre noir, donne un peu de repos. (bis)

De me frapper, qui ‘a donné le droit
Dieu me créa, dit-il, pour être esclave
Ne suis-je pas un homme comme toi
Crois-tu qu’un noir ne peut pas être brave ?
Les coups de fouet ont déchiré ma peau
Fait frissonner mon cœur dans ma poitrine
Le tigre est fort, le lion le domine
Au pauvre noir, donne un peu de repos.

Depuis vingt ans, j’ai travaillé pour toi
Mes bras nerveux ont défriché tes plaines
Et maintenant, je suis vieux, tu le vois,
Mon sang flétri se glace dans mes veines
Tes coups de fouet on déchiré ma peau
Et font tressaillir mon cœur dans la poitrine
Le tigre est fort, le lion le domine.
Au pauvre noir, donne un peu de repos.

Te souviens-tu de l’esclave en courroux
Quand il fallut l’affranchir du sevrage ?
Le peuple noir fit ployer le genou
Du lâche blanc qui manque de courage
La liberté déployant son drapeau
A pour toujours aboli l’esclavage
En me frappant, tu mines ton courage
Au pauvre noir, donne un peu de repos. (*)

Le front courbé, le pauvre malheureux
En frémissant de son nouvel outrage
Prit son fardeau, les larmes dans les yeux
En maudissant l’homme au pâle visage.
Huit jours plus tard, courbé sur son tombeau
Un jeune enfant à la voix mâle et fière
Fit le serment de venger son vieux père.
L’âme du noir goûte enfin au repos. (bis)

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(*) couplet ajouté, hors contexte


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variante :
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Le front couvert de sueur et de sang
Un pauvre noir des côtes de Guinée,
Marchait courbé, sous un fardeau pesant
En maudissant sa triste destinée
Ne pouvant plus porter son lourd fardeau
Il s'écria "Maître à l'âme cruelle,
J'ai dans mon cœur une douleur mortelle
Au pauvre Noir, donne un peu de repos {x2}

Depuis vingt ans je travaille pour toi,
Mes bras nerveux ont défriché tes plaines
Mais maintenant, je suis vieux tu le vois
Mon sang glacé se flétrit dans mes veines
Te souviens-tu qu'au bord de ce ruisseau
Je t'ai sauvé des fureurs de la hyène !
Sois généreux ! Prends pitié de ma peine !
Au pauvre noir, donne un peu de repos {x2}

De me frapper qui t'a donné le droit ?
Dieu me créa, dis-tu, pour être esclave
Ne suis-je pas un homme comme toi ?
Crois-tu qu'un noir ne peut pas être brave ?
Tes coups de fouet ont déchiré ma peau,
Fait frissonner mon cœur dans ma poitrine !
Le tigre est fort, mais le lion le domine
Au pauvre noir, donne un peu de repos {x2}

Te souviens-tu Saint-Domingue en courroux
Quand il fallut abolir l'esclavage ?
Le peuple noir fit ployer les genoux
Aux lâches blancs qui manquaient de courage
La liberté déployant son drapeau
A pour toujours supprimé le servage
En me frappant, tu détruis mon courage
Au pauvre noir, donne un peu de repos" {x2} (*)

Le cœur brisé, le pauvre malheureux,
Pour éviter d'autres nouveaux outrages,
Prit son fardeau les larmes dans les yeux
En maudissant l'homme au pâle visage
Huit jours après, priait sur son tombeau
Un enfant noir dont la voix mâle et fière
Fit le serment de venger son vieux père
L'âme du noir goûte enfin le repos {x2}

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(*) couplet ajouté, hors contexte (Guinée // Saint-Domingue)
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